Culture & Patrimoine

LES CHÂTEAUX

On compte 142 châteaux en Maine et Loire, voici les plus remarquables…

Château d’Angers – http://angers.monuments-nationaux.fr/fr/

Le château d’Angers, implanté sur des constructions néolithiques puis gallo-romaines, surplombe la Maine. Cet édifice conjugue deux architectures qui s’imbriquent l’une dans l’autre : la forteresse de Saint Louis, avec le gigantisme de ses tours et la massivité de son enceinte ; et le château de cour des dynasties d’Anjou aux élégants bâtiments et agréables jardins. La célèbre tenture de l’Apocalypse, commandée à la fin du XIVe siècle par Louis Ier, duc d’Anjou, est exposée dans une galerie réaménagée en 1996.

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Château de Saumur – http://www.saumur-tourisme.net/chateausaumur.html

Forteresse au XIIIe siècle sous la minorité de saint Louis puis château-palais des ducs d’Anjou, le château de Saumur surplombe majestueusement la Loire. En 1480 après la mort du Roi René, dernier duc d’Anjou, Saumur revient au royaume de France.
Successivement résidence des gouverneurs de la ville, prison puis dépôt d’armes et de munitions le monument abrite le musée municipal depuis 1912.

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Château de Brézé – http://www.chateaudebreze.com/

Château Renaissance du XVIe siècle, modifié en partie au XIXe siècle, entouré de douves sèches les plus profondes d’Europe (18 mètres), Brézé est depuis 1682 la propriété de la famille de Dreux-Brézé.
Construit sur un extraordinaire site souterrain, ce château sur un château compte 1 km de galeries, salles, écuries, chemins de ronde.
Au coeur des douves, toute une infrastructure économique avec boulangerie, pressoirs, magnanerie, et un spectacle son et lumière projeté sur 4300 m2 de parois rocheuses.

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Château de Montsoreau – http://www.chateau-montsoreau.com/

Le château de Montsoreau, rendu célèbre par l’œuvre d’Alexandre Dumas « La Dame de Montsoreau », fut construit au XVe siècle. Dominant la Loire, cet édifice, mi-résidence, mi-forteresse, présentait à l’origine un quadrilatère flanqué de quatre tours en pavillon, cerné de douves profondes alimentées par la Loire.

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Château de Brissac – http://www.chateau-brissac.fr/

Habité par la famille des ducs de Brissac, le château de Brissac-Quincé est, avec ses sept étages et ses 204 pièces, le plus haut château de France ! A l’intérieur, mobilier d’époque, souvenirs de famille, tapisseries flamandes et théâtre Belle Époque se découvrent au fil de la visite. Traversé par une rivière, le superbe parc de 70 hectares aux arbres centenaires incite à la flânerie.

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Château de Montreuil Bellay – http://www.chateau-de-montreuil-bellay.fr/

A quelques kilomètres au sud du fleuve se dessine la citadelle de Monteuil-Bellay, dernière ville de l’Anjou, symbole des luttes entre trône de France et couronne d’Angleterre. Construit sur un éperon rocheux, Montreuil-Bellay (Monasteriolum-Bellay) tire son nom du don qu’avait fait Foulques Nerra le célèbre bâtisseur, à son fidèle vassal Berlay. Au coeur de cette cité médiévale subsiste la forteresse avec ses remparts et ses tours, sa barbacane et sa grande cuisine médiévale. Au seuil de la Renaissance, les seigneurs d’Harcourt commencèrent la transformation de la forteresse médiévale en demeure de plaisance achevée au fil des siècles avec ses 18 escaliers à vis. C’est ainsi qu’après avoir pénétré dans l’austère forteresse, le visiteur est surpris par le château neuf et sa façade très élancée plaquée sur les remparts et les tours.

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Château du Plessis- Bourré – http://www.plessis-bourre.com/

Majestueusement dressée sur ses douves pour Jean Bourré, le Grand Argentier de Louis XI, cette forteresse du XVème siècle est un chef d’œuvre architectural où s’entremêlent la symbolique du pouvoir issu du Moyen-Âge et l’élégance des décors annonciateurs de la Renaissance. Encore habitée, vous y découvrirez les appartements seigneuriaux richement meublés et décorés, dont le surprenant plafond à caissons peint d’allégories.

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Château de Durtal – http://www.chateau-durtal.com/

Surplombant le Loir, la construction du XIe siècle, initiée par Foulque Nerra et Geoffroy de Martel, va s’agrandir et devenir, au cours des XVe, XVIe et XVIIe siècles, ce somptueux château, proche de la forêt de Chambiers, où aimaient chasser les rois de France. L’histoire raconte qu’en ces lieux aurait été instigué le massacre de la saint Barthélemy. Exemple tout à fait remarquable du passage du Moyen-âge à la Renaissance, véritable leçon d’architecture, le fier château des comtes d’Anjou protège toujours la ville de Durtal, blottie sous ses murailles.

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Château de Serrant – http://www.chateau-serrant.net/

le château de Serrant peur s’enorgueillir de son architecture. Une belle homogénéité règne dans sa cour d’honneur : de la Renaissance au XVIIIe, l’utilisation du tuffeau lui confère une blanche noblesse. Le château n’a pas connu les vicissitudes de l’histoire : toujours habité au fil des siècles, il offre aujourd’hui au regard une impressionnante collection d’objet et de mobilier, qui le place au rang des châteaux les mieux meublés de France…

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Château du Plessis Macé –http://www.le-plessis-mace.fr/tourisme.php#chateau

« Le plus angevin de tous » dit-on en parlant du château du Plessis-Macé. Pour les amateurs de patrimoine, l’édifice révèle sans doute plus que d’autres, l’heureux mariage entre forteresse et demeure princière. Le Plessis-Macé a su faire oublier ses primitives et massives défenses schisteuses. Au milieu du XVè siècle, Louis de Beaumont entreprend la reconstruction de l’édifice en partie ruiné après les guerres de Cent ans. Le chambellan favori de Louis XI conserve les 4 tours rondes qu’il fait coiffer de poivrières. Les épaisses murailles sont percées d’harmonieuses fenêtres tandis que tourelles et escaliers viennent rompre la monotonie des façades. Tout le charme du logis de plaisance s’exprime dans le splendide balcon ciselé et l’admirable tribune en bois de la chapelle. Le château de gothique flamboyant devient l’un des plus beaux de la province.

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Château de Baugé – http://www.chateau-bauge.fr/

Construit en 1454, ce relais de chasse était une des haltes préférées du Bon Roi René d’Anjou. Chevalier accompli, amateur des sciences et des arts, sa présence se ressent encore dans ce lieu magique, ses salles de réception et son escalier d’honneur en voûte Plantagenêt et la reconstitution de la chambre du Roi unique en Anjou ! Tout au long de l’année, au Parcours Spectacle, vous pourrez pousser les portes du temps grâce à l’image, rencontrez Jeanne d’Arc, participez à la fameuse bataille de Vieil Baugé où la défaite des anglais marqua la fin de la guerre de 100 ans et pratiquez l’amour courtois…

Un voyage de plus de cinq siècles !

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Château Mongeoffroy http://www.chateaudemontgeoffroy.com/index/accueil.html

Le Château de Montgeoffroy fut construit par le Sieur Jean Benoît Vincent Barré (Architecte parisien) de 1772 à 1776, pour Louis Georges Erasme de Contades, Maréchal de France, sur l’emplacement d’un château du 16ème siècle, dont il ne reste plus que la chapelle ainsi que les deux tours rondes. Ces dernières, ont été habilement incorporées à l’édifice du 18ème siècle. Un exemple typique de l’architecture du 18ème siècle, le Château de Montgeoffroy a conservé entièrement son mobilier d’époque de style Louis XV, Transition et Louis XVI. Une majeure partie est estampillée par de grands maîtres ébénistes tels Gourdin, Roussel, Blanchard ou Durand. On peut aussi y admirer de superbes portraits signés Van Loo, Rigaud et Drouais. Le domaine est dans la famille depuis 1676, et aujourd’hui, plus de trois cents ans après, le Marquis et la Marquise de Contades, vous ouvrent les portes de ce superbe édifice.

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PATRIMOINE ET MUSEES

Musée des beaux-arts –  http://musees.angers.fr/index.php?id=52339

En plein cœur du centre historique d’Angers, sur un site antique et médiéval, le musée des Beaux-arts d’Angers regroupe un ensemble de bâtiments de différentes époques, construits au fil des siècles:

– Le Logis Barrault

Hôtel particulier classé monument historique édifié entre 1486 et 1493. Cette demeure reçut de prestigieux hôtes de passage : Louis XII et Anne de Bretagne, César Borgia, Marie de Médicis…

Cette riche demeure fut édifiée pour le financier Olivier Barrault, trésorier du roi et maire d’Angers. Antérieures aux guerres d’Italie, les façades illustrent les derniers fastes du gothique flamboyant, tandis que le plan entre cour et jardin annonce la Renaissance française. Les deux ailes d’habitation sont reliées par une belle tour d’escalier, sommée d’une chambre haute, qui traduit le prestige social du propriétaire.

– Salle voûtée du Logis Barrault, dit « Passage des musées » (fin 15e siècle)

la salle voûtée du Logis Barrault, l’actuel passage des musées, retient particulièrement l’attention. Cet espace a été conçu à l’origine comme une salle d’apparat « pour y recevoir et recueillir honnestement ses amys et autres gens de bien » comme le disait lui-même le maître des lieux, Olivier Barrault. Le Logis Barrault possédait deux salles, l’une plafonnée et de taille moyenne dans le corps principal pour la vie usuelle (disparue), l’autre voûtée et d’amples proportions dans l’aile en retour, réservée aux grandes occasions. Largement éclairée par quatre hautes croisées sur cour et sur jardin, celle-ci se signale surtout par l’élégance de sa voûte d’ogives à liernes et tiercerons, dont le profil aplati constitue une prouesse technique, rompant avec la verticalité gothique habituelle.

– Réfectoire du grand séminaire (fin XVIIe siècle)

Ce vaste vaisseau à onze travées constituait le réfectoire du Grand séminaire. Il occupe tout le rez-de-chaussée d’un grand corps de bâtiment construit dans les dernières années du 17e siècle, à l’emplacement du « Petit Barrault », dépendances du grand Logis Barrault. Un bel exemple d’architecture classique, monumental et austère, animé par la seule scansion de pilastres doriques portant des voûtes d’arêtes.

La rénovation du musée

Après cinq années de travaux de rénovation, de transformation et d’agrandissement, le nouveau musée des Beaux-Arts d’Angers a rouvert ses portes en juin 2004. le nouveau musée offre 3 000 m² d’exposition à découvrir selon deux parcours permanents :

Beaux-Arts (350 peintures et sculptures du 14e siècle à nos jours) et Histoire d’Angers (550 pièces archéologiques et objets d’art, du néolithique à nos jours). Le musée s’est doté également d’une salle d’exposition temporaire de 550 m², d’un cabinet d’arts graphiques qui mettent en lumière artistes contemporains et expositions patrimoniales, et d’un auditorium. Enfin, un espace de près de 1000 m² dédié aux réserves, permet la conservation dans les meilleures conditions climatiques et de sécurité des œuvres non exposées.

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Musée Jean-Lurcathttp://musees.angers.fr/index.php?id=52338

L’hôpital Saint-Jean, remarquable ensemble architectural du 12e siècle, abrite depuis 1967, le Chant du Monde de Jean Lurçat (1957-1966), manifeste d’un artiste engagé. L’ancien orphelinat (17e siècle) présente le fond constitué principalement des donations Lurçat, Thomas Gleb et Josep Grau-Garriga.

– L’hôpital Saint Jean

Édifice majeur de l’art gothique de l’ouest de la France, l’hôpital Saint Jean est l’un des derniers exemples remarquablement conservé des grands ensembles hospitaliers créés au 12e siècle ; Il compte aujourd’hui parmi les monuments exceptionnels du patrimoine angevin.

– L’ancien orphelinat

L’ancien orphelinat date du 17e siècle, il a été rénové en 1986 pour créer une extension au musée Jean-Lurçat. Seule la façade a conservé ses dispositions architecturales initiales, les pièces intérieures de l’édifice ont été modernisées et ne laissent pas apparaître leurs anciennes fonctions.

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Galerie david d’angers – http://musees.angers.fr/index.php?id=52337

La galerie David d’Angers est un site annexe du musée des Beaux-Arts d’Angers qui la jouxte. Tenant son nom du célèbre sculpteur David d’Angers, la collection est composée essentiellement des plâtres originaux qui sont les étapes préparatoires à la sculpture de bronze ou de marbre. La galerie David d’Angers présente également des bustes de personnalités littéraires, politiques ou amis de David, ainsi qu’une centaine de médaillons. La galerie David d’Angers fut créée en 1839 et localisée pendant près de 150 ans dans le réfectoire du musée des Beaux-Arts de la ville. Au début des années 1980 la décision est prise de la transférer dans l’ancienne abbatiale Toussaint, datant du XIIe siècle et complètement restructurée en 1984 par l’architecte Pierre Prunet pour accueillir le musée. Le toit et sa charpente ont été par exemple réalisés en poutres métalliques couvertes intégralement de panneaux de verre laissant passer la lumière zénithale naturelle, l’ensemble étant agrémenté des matériaux locaux comme le tuffeau et l’ardoise. Les collections de sculptures imposantes par leur taille, sont placées au niveau bas de façon à créer une perspective depuis la mezzanine qui accueille les plus petites œuvres, dessins, et collections des médailles réalisées par l’artiste. Une œuvre majeure du musée est constituée par les travaux préparatoires à la réalisation du fronton du Panthéon de Paris, dont une sculpture réalisée au tiers et visible à hauteur d’homme.

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Musée Château de Villevêque – http://musees.angers.fr/index.php?id=52336

Forteresse bâtie au XIIe siècle, le musée-château de Villevêque présente les œuvres léguées par Marie Dickson-Duclaux en 2002 à la ville d’Angers pour en faire une annexe du musée des Beaux-Arts. Elle suit en cela les volontés de son époux, Daniel Duclaux, décédé en 1999. Ce dernier, riche industriel et amateur d’art éclairé, a constitué une importante collection d’œuvres d’art du Moyen Age et de la Renaissance. La présentation de cette collection, avec la rénovation du clos et du couvert, ainsi que l’ouverture du parc au public constituent la première phase d’un projet d’aménagement qui devrait se développer dans les années à venir.

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Musée de l’ardoise de Trélazé – http://www.lemuseedelardoise.fr/

Le Musée de l’ardoise est un lieu de mémoire et de découverte du métier de mineurs de schiste. Ce centre muséographique décrit l’histoire de l’extraction de l’ardoise et notamment l’historique des importantes exploitations minières de l’ardoise du bassin angevin. En 1979, fut créée l’Association des Amis de l’Ardoise. Celle-ci, composée de mineurs et de fendeurs, veulent que perdure dans le temps, la mémoire du travail de l’ardoise et d’un savoir-faire séculaire. Le musée se décompose en trois domaines : – Une partie réservée aux séances de démonstration de coupes et fentes de l’ardoise ; – Une deuxième partie présentant dans des salles d’exposition, situées dans l’ancienne usine d’allumettes, des objets, outils et documents d’époque ; – Une troisième et dernière partie offre aux visiteurs, un parcours pédestre qui permet de découvrir les anciennes carrières de schiste; vieux fonds et paysages miniers reconverties en lieux naturels sauvages et ornithologique.

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La Tenture de l’Apocalypse au château d’Angers – http://architecture.relig.free.fr/apocalypse.htm

L’Apocalypse, tapisserie conservée au château d’Angers, fut commandée par le duc Louis Ier d’Anjou vers 1375 au maître lissier parisien Nicolas BATAILLE. Il s’agit de la plus vaste, de la plus ancienne et de la plus célèbre tenture médiévale jamais tissée : de 168 m de long sur 5 m de large, elle est composée de 7 grandes pièces en 2 bandes superposées de 7 tableaux, car le nombre 7 est le symbole de la perfection. Au 15ème siècle, le bon roi René fit don de son beau tapis aux chanoines de la cathédrale d’Angers. Après la Révolution, ces vieilleries furent dispersées, disloquées, jusqu’à qu’un évêque eût l’idée de racheter ce qu’il en restait, les 3/4 environ pour 300 francs, en 1843. L’oeuvre est décrite avec le texte de l’apôtre Jean.

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La collégiale Saint-Martin à Angers http://www.collegiale-saint-martin.fr

Au coeur du centre historique d’Angers, se dresse la collégiale Saint-Martin, l’un des monuments carolingiens les mieux conservés de France. Édifice majeur dans l’histoire de l’architecture de l’ouest de l’Hexagone, Fouilles et restauration ont permis la renaissance de cette église, l’une des plus anciennes d’Angers encore en élévation, endormie depuis la Révolution. Un site exceptionnel à plus d’un titre • Une merveilleuse machine à remonter le temps, du Ier au XVIIIe siècle, de l’Antiquité à la Révolution. • Des fouilles archéologiques qui ont révélé les secrets et les mystères du lieu, mettant en lumière toute la richesse et la complexité de l’histoire de la collégiale. • Une crypte archéologique, trésor inattendu, pour pénétrer dans le « monde des morts ». • Une programmation culturelle riche et variée, alternant expositions patrimoniales et contemporaines, saisons musicales, visites théâtralisées, conférences …

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L’église prieurale Notre-Dame de Cunaulthttp://www.ot-saumur.fr/PRIEURALE-NOTRE-DAME-DE-CUNAULT_a716.html

Réputée plus belle église romane d’Anjou, la Prieurale de Cunault a les dimensions d’un lieu de pèlerinage de grande ampleur.

Bâtie en plusieurs étapes du XIème au XIIème siècle, cette église en tuffeau respecte les règles architecturales angevines, des volumes bas, des sculptures géométriques, un clocher puissant et une façade austère.

A l’intérieur, on est frappé par la hauteur et le volume de cette église, son large déambulatoire et cette belle lumière naturelle. Jusqu’aux guerres de religions, le prieuré va prospérer, bénéficiant des largesses des comtes d’Anjou, d’une partie des revenus du port de Cunaud et des offrandes des pélerins attirés par une fiole de poussière de la grotte de la Nativité qui aurait contenu du lait de la Vierge Marie…et par la châsse de Saint Maxenceul !

Puis supprimé en 1741, transformé pour partie en grange, il ne reste plus grand chose du couvent si ce n’est la jolie demeure du sous-prieur Pierre Cottereau et quelques archives mentionnant le cloître, les cuisines, des douves, un clos de vigne…C’est Prosper Mérimée impressionné par sa qualité architecturale, qui fait classer la prieurale dès 1840 !

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La cathédrale Saint-Maurice d’Angers – http://www.arsetfides-angers.com/cathedrale.html

Située au sommet du rocher de schiste, sur lequel la ville d’Angers a pris naissance, la cathédrale Saint Maurice d’Angers domine la rivière la Maine, elle est séparée du château par les ruelles de la « cité », ancien quartier canonial, ville close habitée autrefois par les chanoines du chapitre de Saint-Maurice.

Construite au XIIe siècle, la cathédrale présente la forme d’une croix latine à nef unique. Ses voûtes, dites angevines, ont fait école dans le grand ouest de la France.

La façade occidentale ornée d’un portail de type « à statues colonnes », a été couronnée au XVIe siècle, de deux importantes flèches et d’un clocher central à lanternon qui lui donnent son aspect élancé.

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La collégiale du Puy Notre-Damehttp://www.ville-lepuynotredame.fr/histoire.htm

La Collégiale du Puy-Notre-Dame illuminée flambe dans la nuit, retrouvant ainsi la vocation de « phare » qu’elle avait dans les temps anciens pour les pèlerins qui s’y arrêtaient pour vénérer la « Sainte Ceinture » de la Vierge. Cet édifice bâti d’un seul jet, dans la première moitié du Xllle siècle, possède une voûte angevine et trois nefs de même hauteur, très élancées, comme à la cathédrale de Poitiers. On remarquera ses très belles stalles du XVIe siècle, ainsi que le tableau de l’Assomption peint par Jean Boucher au XVIIe siècle.

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L’eglise abbatiale de St-Florent-le-Vieilhttp://www.ville-saintflorentlevieil.fr/

De l’édifice médiéval, ne subsiste que le portail latéral, du XIIIe siècle. La façade, le clocher, la nef et la sacristie datent du début du XVIIe siècle. Les vitraux du chœur évoquent des épisodes des guerres vendéennes. Appelée basse église, la crypte abrite un petit musée lapidaire et religieux. Elle fut abandonnée en 1640, comblée en 1720 et reconstruite en 1890. En sortant, ne manquez pas le majestueux panorama qui se déploie au bout de l’esplanade, sur toute la vallée, le regard englobant l’île Batailleuse et l’île Bocquart, et sur l’autre rive, un village de pêcheurs : la Meilleraie, avant de découvrir les ruelles tortueuses de la vieille ville, bordées de maisons des XVIe, XVIIe, XVIIIe siècles et les quais, du XXe siècle.

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L’abbaye de Fontevraudhttp://www.abbayedefontevraud.com/

L’abbaye de Fontevraud a été fondée par Robert d’Abrissel en 1101. Elle adopte un fonctionnement particulier, en recevant cinq groupes différents : des prêtres (St Jean de l’Habit), des pécheresses repenties (Sainte Marie-Madeleine), des veuves et des vierges (le Grand Moûtier, dédié à la Vierge), des lépreux (Saint Lazare) et des malades (Saint Benoît). Chacun des groupes possède un ensemble complet de bâtiments monastiques. Les fontevristes constituent un ordre à part entière, mais celui-ci n’a pas l’expansion qu’ont connue d’autres mouvements. Robert d’Abrissel en confie la direction à une abbesse. Ce choix d’une femme pour diriger à la fois des hommes et des femmes distingue Fontevraud des autres ordres et suscite même le scandale, à une époque où l’on considère que la femme porte en elle le péché et qu’elle doit être soumise à l’homme. Le monastère recrute ses ouailles parmi l’aristocratie. Il reçoit la protection des Plantagênet. Aliénor d’Aquitaine y est enfermée par son époux. Des phases de relâchement et de remise en cause de l’autorité féminine alternent avec des reprises en main énergiques, les plus fameuses étant celles de Marie de Bretagne et de ses successeurs, toutes issues de la famille des Bourbon, qui considère Fontevraud comme l’un de ses fiefs. L’abbaye ne cesse de s’agrandir et d’enrichir son lignage. En 1670, Gabrielle de Rochechouart de Mortemart, sœur de Mme de Montespan, atténue quelque peu la rigueur du couvent, au sein duquel sont élevées les quatre filles de Louis XV. L’abbaye conserve donc sa renommée jusqu’à la révolution. En 1793, le prieuré des moines est détruit. A partir de 1804, le monastère sert de prison et de manufacture alimentée par le travail des détenus. La sévérité de la centrale est évoquée, au siècle suivant, par Jean Genet dans  » Le Miracle de la Rose « . Entre 1886 et 1910, Fontevraud est restaurée par Lucien Magne, un élève de Viollet le Duc. Il s’occupe notamment des cuisines et de l’abbatiale. La prison est fermée en 1963 et de nouvelles restaurations sont entreprises. Depuis 1975, l’abbaye abrite le Centre culturel de l’Ouest.

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LES MOULINS

Le moulin de l’Épinay – http://www.moulinepinay.com/

Au cœur du vignoble de l’Anjou, à deux pas de La Loire, le moulin de l’epinay se dresse fièrement vers le ciel et déploie encore ses ailes. Du haut de ses 19 mètres, ce moulin à vent est sans doute l’un des rares moulins tours angevins à avoir suivi toutes les évolutions techniques de son époque, Aujourd’hui une seule paire de meules est en activité au moulin de l’Epinay pour écraser du sarrasin (ou blé noir) et du blé (ou froment). Les visiteurs peuvent donc acheter dans la boutique de l’authentique farine de meules.

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Le moulin de Sarré – http://www.moulin-de-sarre.fr/

Dernier des neufs moulins à eau qui tournaient naguère le long du ruisseau Avort, le moulin de Sarré produit la farine de meule qui fait vivre le bon pain. C’est à cette rencontre au carrefour de la nature et de la tradition que vous invites la famille Lauriou, meuniers depuis quatre générations. Vous découvrirez, au cours de votre visite, la roue a augets. Cette roue entraine un système d’engrenages destinés à multiplier la force motrice développée par la chute d’eau de la fontaine d’Avort, transmet cette énergie aux meules qui broient le grain.

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Le moulin de Chenillé-Changé – http://www.domainemoulin.com/

Découvrez un moulin à eau fortifié toujours en fonctionnement, avec sa roue à aube de 7 mètres de diamètre, sa turbine hydraulique, ses 145 poulies, ses 470 mètres de courroies et ses machines de fabrication. Mais aussi la vie d’un moulin à eau en activité à travers 15 thèmes : les poissons, la faune aquatique, la flore, les vieux documents… Visitez ce monde de courroies, de soufflets, de tuyaux d’orgues, animés par une magnifique roue à aubes, grâce à laquelle le blé devient farine. Les énergies renouvelables sont à l’honneur. Grâce à deux génératrices reliées à la roue et à la turbine hydraulique, le moulin produit de l’électricité.

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LES VILLLES ET VILLAGES DE CHARME

Au départ d’Angers ou de Saumur a pied, à vélo, à cheval ou en voiture, laissez filer le temps et imprégnez-vous de la douceur de vivre angevine…

Haut Anjou:

Segréhttp://www.ville-segre.fr/

Cité industrielle au passé minier, possèdant un château édifié sous Foulques le Noir.

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Chenillé-Changé http://www.chenille-change.com/

Petit village niché sur les bords de la rivière la Mayenne où l’on visite son moulin à eau toujours en activité ainsi que le potager du château des rues.

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Pouancéhttp://www.ville-pouance.fr/
Pouancé marque depuis le Moyen Âge une véritable frontière entre la Bretagne et l’Anjou. On y découvre son église constuite en 1110, ainsi que son magnifique château, monument remarquable de l’art militaire du Moyen-âge.

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Grez-Neuvillehttp://www.villagesdecharme.com/grez.php
Grez Neuville est un petit village de charme à califourchon sur la Mayenne. Il héberge une église du XIIème siècle ainsi qu’un grand logis du XVIIIème siècle, récemment rénové.

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Thorigné-d’Anjouhttp://www.villagesdecharme.com/thorigne.php

Thorigné-d’Anjou est un village riche en monuments historiques, ce qui lui vaut le titre de villages de charme en 2007. En effet, une paroisse y vit le jour au Xe siècle, ainsi qu’une chatellerie au XVe siècle. On peut aussi y trouver l’église Saint-Martin, datant du XIe siècle.

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Champteussé-sur-Baconnehttp://www.villagesdecharme.com/champteusse.php
Pour celui qui est épris du charme de la France paisible et rurale, pour celui qui est amoureux des vielles pierres, voilà un lieu qui mérite le détour. Ce beau village a su conserver son pittoresque d’antan et mettre en valeur son patrimoine qu’il soit bâti ou naturel.

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Challain la Potherie – Cette commune conserve des traces d’occupation préhistorique, comme le menhir de la Maussionnaie. On y découvre aussi un Château du XIXe siècle, ainsi qu’un moulin à vent du Rat, construit au XIXe siècle. Le manoir de la Cour des Aulnays du XVIe siècle, qui comprend une chapelle, un châtelet et des douves. On peut y voir aussi le manoir du Grand-Marcé, bâti au XVe siècle et au XVIe siècle ainsi qu’un lavoir et un fontaine « Saint-Hélier », du XIXe siècle.

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Brissarthe – En septembre 866, une troupe de Bretons et de Normands traverse la Sarthe, à l’emplacement de l’église actuelle, et va piller Le Mans. Au retour de cette expédition, elle est attaquée, au même endroit, par une troupe de guerriers francs rassemblée par Robert le Fort, comte d’Anjou. Les Bretons et les Normands s’enferment dans l’église de Brissarthe. Assiégés, ils tentent une sortie et réussissent à tuer Robert le Fort. Ils traînent son corps dans l’église. Un autre comte, du parti des Francs, Ramnulf de Poitiers est tué par une flèche tirée de l’église. C’en est fini de la détermination des Francs qui abandonnent le combat.
Visite commentée de l’église dans laquelle se trouve une statue de Robert le Fort par le sculpteur David d’Angers et un sarcophage mérovingien).
Évocation de la bataille de Brissarthe, commentaires sur les mystères architecturaux de l’édifice…

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